L’ingénierie de l’influence
On se représente l’influence comme un art de la persuasion. À grande échelle, elle fonctionne autrement : elle occupe l’espace des réponses disponibles. Personne n’est convaincu, et tout le monde est atteint.
Deux cabinets à Lausanne. KDB & Associés traite ce qui attaque une entreprise ou un dirigeant depuis l’extérieur. KP Conseil travaille sur les comptes, la trésorerie et l’organisation commerciale des PME.
Activités
Une entreprise et le nom qu’elle porte se dégradent par des mécanismes descriptibles, presque toujours datables. Les traces se trouvent à deux endroits distincts : les résultats de recherche sur le nom, et le calcul de marge par client, que beaucoup d’entreprises n’éditent qu’à la clôture. Je dirige deux cabinets qui traitent ces deux versants.
Risque numérique et réputation
Retrait de contenus, désindexation, faux avis, gestion de crise, protection préventive des dirigeants, détection de fuites de données. Le cabinet fonctionne comme une étude : un dossier par affaire, qualification juridique avant toute action, traçabilité. Une partie des demandes arrive par des assureurs de protection juridique et des courtiers en Suisse.
Redressement et développement commercial de PME
Diagnostic chiffré, marges par canal et par client, trésorerie à treize semaines, réactivation du portefeuille, refonte du pôle commercial, sortie de faillite et sursis concordataire. Fondé avec Aaron Penalba, qui tient le développement commercial et le terrain.
Position
En 1977, trois chercheurs américains ont soumis des affirmations à des étudiants au cours de trois séances espacées de deux semaines. Certaines revenaient d’une séance à l’autre. Elles ont gagné en crédibilité, sans qu’aucun élément nouveau ne leur soit ajouté, et indépendamment de leur exactitude. L’effet porte un nom depuis : vérité illusoire. Il a été répliqué des dizaines de fois, y compris chez des participants capables de corriger l’énoncé quand on le leur demandait directement.
Une accusation reprise trente fois n’est donc pas trente fois mieux étayée. Elle est trente fois plus familière, et cette familiarité produit l’effet qu’on attribue d’ordinaire à la preuve. La plupart des atteintes durables à une réputation reposent sur ce décalage.
Ce qui a changé tient à l’échelle. Ces mécanismes supposaient une rédaction, des relais, un budget. Ils tiennent aujourd’hui dans un dispositif technique que quelques personnes suffisent à opérer, et se combinent à des systèmes de classement dont les critères n’ont jamais eu vocation à mesurer l’exactitude. J’étudie les deux bouts de cette chaîne, la psychologie expérimentale d’un côté, l’ingénierie de l’autre.
Je travaille sur des dossiers réels et je n’en cite aucun. Les notes publiées ici portent sur des mécanismes documentés publiquement, avec leurs références et leurs limites.
Trente reprises d’une même accusation ne valent pas trente sources. Le lecteur les compte quand même comme trente.
Hasher, Goldstein et Toppino, 1977. La répétition augmente le crédit accordé à un énoncé, vrai ou faux. Les travaux ultérieurs montrent que la connaissance préalable ne protège pas complètement.
McCombs et Shaw, 1972. La répétition agit surtout sur les sujets dont on discute. Appliquée à un nom propre, elle décide du terrain sur lequel toute conversation commencera.
Produire mille messages impose des cadences, des gabarits et des comptes ouverts par lots. Ces contraintes logistiques laissent des régularités qui se retrouvent à l’analyse.
Terrain
Quatre familles d’objets, toutes observables depuis l’extérieur. Les mécanismes sont publics et documentés ; les méthodes de traitement relèvent du cabinet et ne figurent pas ici.
Objets d’observation
Repères
J’ai commencé par animer des communautés en ligne, à un âge où l’on ne mesure pas vraiment ce que représente une audience. J’ai construit ensuite des outils d’automatisation. Les deux apprentissages se sont révélés être le même : comprendre comment un système traite ce qu’on lui donne, et ce qu’il en fait une fois le volume multiplié.
Après un passage dans l’assurance en Suisse, j’ai fondé KDB & Associés Sàrl à Lausanne. Le cabinet fonctionne comme une étude : dossiers, confidentialité, traçabilité des actions, qualification juridique avant toute intervention.
Nous y traitons des atteintes à la réputation en ligne, en préventif comme en situation de crise, pour des dirigeants, des entreprises et des institutions, avec des assureurs de protection juridique et des courtiers en Suisse.
Les dossiers de crise m’ont amené à voir de près ce qui se passait dans les comptes de ces entreprises. J’ai fondé KP Conseil avec Aaron Penalba pour traiter cette partie : diagnostic chiffré, trésorerie, organisation commerciale, redressement. Les deux cabinets fonctionnent sur la même exigence, un document écrit avant toute action et des décisions qui portent une date et un nom.
Domaines
Notes
L’ingénierie de l’influence
On se représente l’influence comme un art de la persuasion. À grande échelle, elle fonctionne autrement : elle occupe l’espace des réponses disponibles. Personne n’est convaincu, et tout le monde est atteint.
L’ingénierie de l’influence
Les études les plus citées sur l’influence en ligne, avec leurs périmètres réels et les réanalyses qui en ont réduit la portée. Conséquences pour la documentation d’une atteinte à la réputation.
L’ingénierie de l’influence
Pour un moteur de recherche, la pertinence n’est pas un jugement de vérité. C’est une prédiction de satisfaction, calculée sur la masse. La différence explique beaucoup de classements incompréhensibles.
Interventions