Chaque mission commence par un document écrit. Pour une PME, le diagnostic couvre les chiffres et les marges par canal et par client sur deux à trois exercices, la trésorerie à treize semaines, la distribution et les dépendances, l’organisation commerciale et la présence en ligne. Il suppose des entrées : comptes, extractions de ventes, relevés bancaires, contrats, organigramme, accès aux outils numériques, et trois entretiens d’une heure. La restitution se fait en séance, commentée. Le document sépare ce qui doit être fait dans les trente jours pour que l’activité tienne de ce qui relève du développement.
Côté réputation, la qualification juridique du contenu est établie avant toute démarche. Un contenu se traite selon ce qu’il est : une information exacte et d’intérêt public, une donnée personnelle traitée sans base légale, une atteinte à la personnalité au sens de l’art. 28 CC, un avis fabriqué. Les voies diffèrent et certaines s’excluent. Une demande mal fondée adressée à un éditeur produit parfois une deuxième publication, consacrée à la demande elle-même. La première semaine sert à établir les faits et à horodater les captures. Les pièces qui pourront servir en procédure sont conservées dès ce stade.
Chaque constat du document est suivi d’une décision, avec une date et un responsable nommé, y compris quand ce responsable est le client. Le pilotage est hebdomadaire : un tableau de bord d’une page et un point de trente minutes, où les décisions de la semaine précédente sont vérifiées avant d’en prendre de nouvelles. Trente jours au minimum sont consacrés à l’encaissement et au maintien des engagements en cours, avant l’ouverture de tout nouveau chantier. La réactivation du portefeuille existant donne des signaux en quelques semaines. Les prescripteurs et les partenaires demandent plus de temps, souvent quelques mois, parce qu’ils attendent de voir des livraisons tenues. L’acquisition en ligne vient après la reprise des pages de destination et du délai de réponse aux demandes entrantes.
La mission s’arrête quand le dispositif tient sans le cabinet : le tableau de bord est tenu par un salarié de l’entreprise et les relances partent sans rappel extérieur. Le calendrier commercial du trimestre suivant est établi à ce moment. Certaines missions s’arrêtent avant, sans que ces conditions soient réunies. Une partie des dossiers ne se conclut pas comme prévu : un contenu reste en ligne parce que son hébergeur relève d’une juridiction qui n’exécute rien, un arrangement échoue parce qu’un créancier refuse. Ces limites figurent dans le document de cadrage remis avant le début de la mission.